08.06.2009
Bouche Dorée

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La Ballade aux Sarcasmes
Sarcasmes
Chantez pour moi les colères ancrées en mes veines
Elles font trésaillir ma chair de Rage
Oh Délice infâme, douceur âcre de mes sens
J'irai chanter la Ballade aux Sarcasmes
Qui font délirer mon âme, la mettent en peine
Et j'irai pleurer au pieds
De ma pauvre conscience
Elle est morte de tant d'arrogance
Jaillissant de mes lèvres désabusées
Voici le discours d'une demoiselle
Jugée et Jugeant ce Monde désastreux
Qu'est le Nôtre!
Il y avait les gens de la plèbe
Avalant ce qu'on lui force à mastiquer
Savourant chaque parcelle stérile de connaissances prémachées
Il y avait Les Connaisseurs, Ceux qui savaient
Qui déblatéraient des théories assommantes
Incompréhensibles et raisonnantes
Dans la cavité humide de leurs esprits flétris
Il y avait les rêveurs endeuillés, les sinistres adorateurs
D'une vie plus gaie et poétique.
Il y avait l'aigreur d'un mot rabaché
"Oh Amour!" "Tendresse adorée!"
Chaleur étouffante d'une vie rêvée!
Il y avait les cyniques, les ironiques
Qui prenaient leur tâches de Critique très à coeur
Se trouvant d'une place supérieur à ce monde d'insectes
Qui grouillaient à leurs pieds dévastateurs
Il y avait les dirigeants de cet Univers
Désirant toujours plus, avec plus de zèle
Manipulant la masse et avalant
Le Beurre, l'Argent du Beurre et la Crémière!
Il y avait les Tarès, les Amoureux écervelés, les idiotes amusantes
Celles qui croyaient voir la vie d'un point de vue plus clair
Qui refusait les débats, qui était féministe et ferme
Mais tendres et molles dans leur petit coeur
Et celle qui écrit est encore plus navrante
De part ses critiques envoyées comme des piques d'enfant
Lancées à tous vents sur une planète meurtrie
Par tant de connerie finie
Tous tamponnés machinalement par une société rayonnante
D'idées confuses et millénaires
Il y avait la un goût amer
A cette existence privée de logique même
Tous tamponnés, nous avancions main dans la main
Nous envoyant des gifles, nous crachant à la figure
Nous ètions le mépris, la haine, l'arrogance, la figure hautaine d'un singe sur deux pattes
Mais nous étions tous les mêmes
Nous prenions notre chemin
19:08 Publié dans Le Coeur de Lune | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.04.2009
La Maison Dieu

Il y a des choses qui furent détruites par le vent, petit à petit soufflées par la brise
Il y en a d'autres qui furent détruites par la foudre
Balayées dans un éclat de rage
Avant de s'endormir sur des limbes, des lambeaux du passé..
Et des lueurs renaissent de la poussière
Mon coeur fut balayé par un jour de tempête, et il renaît à présent dans la douceur d'une aurore Sauvage
Sauvage, comme la foudre, comme l'ouragan
Korventenn, de mon nom celte, ou grec, ou latin, les trois au fond, cela me va bien
Mon autel n'est plus, mais mon âme demeure au pays Lunaire. Je demeure ce que je suis, j'affirme mon âme, et je continuerai à admirer les camaieux des ondes lunaires dansant sur le fleuve endormie par le vent..
Brise Brise tu es la
Folie? Originalité? Etre tout simplement
je ne demande rien, si ce n'est qu'on me laisse tourbilloner à la Brise et à l'Ecume
Douce Nuit de Printemps.
Edelia
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